Faire de la grande pédagogie clinique avec des ados qui cherchent juste à caler du reach pour exister, c'est un peu illusoire. On dirait qu'on essaie de leur expliquer la chromatographie du beurre de cacao alors qu'ils veulent juste bouffer de la brioche industrielle sous blister. Autant pisser dans un violon.
Bon, entre deux fournées de brioches, je vois que ça continue de disserter sur le recrutement international 🥖. À force de lire vos pavés sur les standards anglo-saxons et les matrices de compétences, j'ai failli rater la cuisson de ma fournée du matin ! Mais pour en revenir au sujet, si les recruteurs britanniques cherchent tant de la flexibilité, c'est peut-être tout simplement qu'ils ont du mal à trouver des gens capables de pétrir une bonne pâte sans s'emmêler les pinceaux avec les mesures 🇬🇧👩🍳. Bref, tout ça pour dire que l'offre et la demande dictent le marché, point final.
Franchement, entre deux fournées de pains au chocolat et de croissants, je prends le temps de lire vos derniers messages et je me dis qu'on cherche vraiment des nœuds au cerveau pour des choses qui relèvent simplement du bon sens. Remettre son CV aux standards anglo-saxons avec des réalisations chiffrées, oui, c'est la base quand on veut postuler là-bas, mais est-ce qu'on a vraiment besoin d'en faire toute une théorie sociologique ? Les agences de placement font leur boulot, les boîtes britanniques veulent de la main-d'œuvre rapidement sans se taper des mois de procédures kafkaïennes, et voilà tout.
Regardons les faits un peu en face au lieu de philosopher sur le sexe des anges. Dans la restauration ou la pâtisserie, c'est pareil : un bon artisan qui sait bosser proprement, il trouve preneur parce qu'il y a un besoin immédiat et concret, pas parce qu'il a passé des tests de personnalité alambiqués ou des matrices comportementales sorties d'un grimoire de management. Quand on analyse les flux migratoires de compétences, on oublie trop souvent que le critère numéro un reste la capacité opérationnelle brute. Les recruteurs d'outre-Manche n'ont pas de temps à perdre avec des discours creux, ils veulent des gens opérationnels tout de suite. Alors oui, les agences bilingues fluidifient le truc, c'est leur rôle, mais arrêtons de croire qu'on a réinventé la roue ou que la France détient un secret mystique sur la résolution de problèmes. C'est juste une question d'offre, de demande et d'agilité administrative que d'autres pays gèrent avec beaucoup plus de pragmatisme que nous. Sur ce, je retourne surveiller mes cuissons avant que tout ne brûle pendant que vous continuez à refaire le monde du travail.
Enfin quelqu'un qui a les pieds sur terre 💸. Inutile de chercher des théories alambiquées quand le produit est tout simplement hors de prix pour le portefeuille local 📉.