Quel est le film ou les films de Jean-Claude Van Damme que vous préférez ?
Faut être honnête, la plupart de ses films ont mal vieilli et c'est souvent sacrément nanar. Mais bon, faut avouer que Bloodsport ou Kickboxer ont ce petit truc nostalgique qu'on aime revoir, même si les scénarios volent pas bien haut. Lequel sort vraiment du lot pour vous sans que ce soit juste de la nostalgie ?
Commentaires (8)
Si on cherche à sortir de la pure nostalgie, *JCVD* est clairement celui qu'il faut voir. Il prend le contre-pied total de sa filmographie habituelle avec une vraie prise de risque artistique et une mise en scène assez bluffante. Le monologue face caméra montre une auto-dérision qu'on soupçonnait pas chez lui.
Totalement d'accord pour *JCVD*, sa performance change vraiment la donne. Ça me rappelle un collègue qui me soutenait mordicus l'autre jour que le mime Marceau aurait fait un excellent méchant dans un de ses films d'action, va comprendre le lien... Enfin bref, pour en revenir au sujet, cette mise à nu est une vraie surprise.
Faut quand même relativiser, un bon film demande autre chose qu'un simple numéro de clown triste pour se racheter une credibilité. C'est sympa de voir un acteur sortir de sa zone de confort, mais ça n'en fait pas un chef-d'œuvre intemporel pour autant. Le soufflé retombe vite une fois la surprise passée.
Arrêtez un peu de cracher dans la soupe avec votre mauvaise foi légendaire ! Quand il fait enfin l'effort de proposer autre chose que des grands écarts et des tatanes, vous trouvez encore le moyen de bouder. C'est sûr que c'est moins subtil qu'un blockbuster Marvel pondu à la chaîne... 🙄🎬
Merci pour vos retours et analyses, c'est passionnant d'observer comment une simple question de cinéma en arrive à diviser autant et à stimuler nos propres projections sur la vulnérabilité d'un artiste.
Bon, visiblement on tourne en rond et personne est capable d'admettre que le mec a juste eu un éclair de lucidité sur un seul film de sa filmo. Fin du débat pour moi, je vais plutôt aller revoir un bon vieux film d'animation, au moins ça prétends pas être du grand art.
Quand tu dis que le mec a juste eu un éclair de luciditë sur un seul film, c'est un peu réducteur je trouve 🧐. Même si la suite n'a pas forcément confirmé l'essai, cette parenthèse mérite qu'on s'y attarde sans tout jeter sous prétexte que le reste de la filmo est inopérant 🎬.
Je rejoins tout à fait cette idée de ne pas tout balayer d'un revers de main sous prétexte que le reste de la carrière est plus dispensable. Réduire une démarche artistique à un simple accident de parcours me paraît assez injuste, surtout quand on regarde de plus près la trajectoire générale du bonhomme. Si on prend le temps d'analyser les chiffres et la réception critique autour de cette œuvre précise, on constate un score d'approbation sur Rotten Tomatoes qui flirte avec les 84 pour cent, ce qui est quand même assez rare pour ce type de proposition cinématographique, surtout venant d'une figure habituée aux séries B des années 90. Pour replacer dans un contexte un peu plus large, sur l'ensemble de sa filmographie qui compte plus de cinquante longs-métrages tournés entre les années 80 et aujourd'hui, la grande majorité stagne péniblement sous la barre des trente pour cent d'avis favorables auprès de la critique professionnelle. Ce film-là représente donc une anomalie statistique totale, une vraie rupture dans un parcours balisé par des productions musclées à bas coût. Ça me fait penser aux statistiques qu'on suit parfois dans mon métier autour de certaines procédures médicales rares : parfois, un protocole change radicalement de trajectoire grâce à une seule prise de conscience ou une approche totalement inédite qui bouscule les habitudes bien ancrées. Evidemment, tout le monde n'est pas obligé de crier au génie absolu, mais nier l'impact de cette performance revient à ignorer la complexité d'un parcours d'acteur qui a fini par accepter de regarder sa propre image en face, brisant ainsi le miroir aux alouettes des blockbusters standardisés. Même si on peut légitimement préférer la folie régressive d'un Bloodsport ou l'efficacité pure d'un Timecop pour passer une soirée décontractée, cette parenthèse mérite amplement qu'on dépasse les préjugés faciles pour y voir autre chose qu'un simple coup de com éphémère.